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Il y a des choses auxquelles on ne peut pas échapper. Je veux dire emotionnellement parlant. Des trucs énormes. Pas vraiment comparables à d'autres trucs divers & variés. Attention, hein. Quand j'dis "pas comparable", c'est véridique. La vérité vraie. Vous ne pouvez pas associer l'amour à une rose qui éclot puis qui se fane. C'est un système bien plus complexe que ça, tout comme la déception ne réside pas dans une simple "tarte dans la gueule" ou je n'sais quel autre cliché. C'est quelque chose qui varie en fonction de la sensibilité des gens, puisqu'on a tous une manière différente de considérer la chose. Mais il n'empêche que c'est inévitable, les aléas du c½ur. Que les sept milliards & quelques personnes, toutes aussi différentes les unes que les autres, l'ont ressenti, le ressentent & le ressentiront un jour.
Toujours est il qu'on ne peut pas y échapper, pour la simple, &, je pense, bonne raison, que sur sept milliards d'individus qui peuplent notre jolie planète, qu'il y aura toujours au moins un con pour se comporter "pas comme il faut". Je dis pas que "pas comme il faut" c'est un gros con qui fait tout de travers. Non. Quand je dis "pas comme il faut", c'est au sens propre du terme. Pas. Comme. Il. Faut. En fait, "pas comme il faut" revient à "pas comme vous voulez". Ha. Tout d'suite ça parle de vous, alors tout d'suite c'est plus clair. Donc ça dépend, hein. Comment vous voulez que ce soit fait, pourquoi, ce qui, pour vous, est nécessaire de faire. Ou pas. En gros, ça ne dépend que de vous. Ça ne dépend que de votre considération. Ça ne dépend que de votre Vie. Ça ne dépend que de votre c½ur.
Alors, effectivement. Sur sept milliards, y'a un con qui m'a soulevé le coeur. Sur sept milliards, y'en a quelques uns qui m'ont déçue. Sur sept milliards, y'a une conne qui m'a fait morflé. Sur sept milliards, y'a une grappe de gens qui me prennent aux tripes. Sur sept milliards, y'en a beaucoup que j'ai oublié. Sur sept milliards, deux cons m'ont humiliée. Sur sept milliards, presque tous me touchent par leur manière de ressentir les choses. J'admire les forts & les blindés. Les sensibles & les peureux m'attendrissent. Tous me touchent à leur manière. En bien ou en mal.
Alors au final, je ne pense pas qu'on puisse juger qui que ce soit, bien que la nature a voulu que l'Homme soit un critique né. On ne peut pas vraiment se permettre de poser un quelconque jugement sur les "critères de sensibilité" des gens. On ne peut pas prétendre détenir LA vérité, les bons critères, puisque ce sont les nôtres. Allez. Dis moi. Pourquoi les tiens?
Tout ça pour dire qu'il faut profiter de la violence & de la puissance des aléas du coeur. Ne pas les prendre au second degré, & ne pas en avoir peur. Perdre le contrôle. Parfois.
L'adrénaline au service de la jouissance.

# Posté le lundi 14 septembre 2009 11:51

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Je m'incline & j'abdique.
Les genoux à terre.


Parfois il est difficile de se relever. Mais au final, on se retrouve les jambes tendues avec des écorchures aux genoux & puis basta. On passe, on oublie, on vit. Comme on dit, "That's life".
D'autres fois, on s'relève pas. Le fait de maintenir quelqu'un en vie alors qu'il est à terre, relève d'une cruauté qui n'est égale à nulle autre. & dans ces moments là, on a beau être entouré de tous nos héros, on se sent.
Étrangement. Horriblement. Seul. &voilà. Il suffit qu'une seule personne vous manque & tout s'écroule.
C'est pas pour autant qu'on abandonne. On s'est familiarisés avec la poussière & on se dit qu'au final l'air frais est au sol. & que l'asphyxie sera imminente quand on aura la tête haute.
Quitte à perdre sa dignité, autant le faire bien. & classe.
Je suis à terre & je compte y rester.
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# Posté le lundi 14 septembre 2009 12:00

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5h44. Grand silence. Brisé par. Tic. Tac.
& c'est alors que, à 5h44 du matin. Dans la cuisine. On pense.
On se dit que chaque Tic. Chaque Tac. Fait désormais parti du passé. Que chaque Tic. Chaque Tac. Est irrattrapable.
& c'est alors qu'on réfléchis. On réfléchis à ce qu'on aurait pu faire d'un Tic. Ou d'un Tac. Changer le cours des choses. Devenir un super-héros.Un clin d'½il. Un placement de doigt. Un mot. Une pensée.
Au final, ce qu'on fait d'un Tic. Ou d'un Tac. A 5h44 du matin. Dans la cuisine. C'est simplement verser du sirop de menthe dans un verre. & se dire que s'il y en a trop. On ne peut pas revenir en arrière. Pour le juste dosage.
On peut seulement se dire. Qu'on en enlèvera.

# Posté le lundi 14 septembre 2009 12:03

Modifié le lundi 14 septembre 2009 12:19

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Tu te planques derrière ton viseur & ton objectif. Même pas foutue de juger le monde autrement que par son oeil droit, cette gourdasse. & qu'est c'que tu feras de ta vie, hein? Tu penses que le monde se fige à ta guise? Mais tu rêves ma fille. Ho oui tu rêves. & puis plus tard t'auras plus que ton oeil droit pour pleurer, & encore. Parce que oui. T'auras tellement fermé ton oeil gauche pour maximiser la puissance du droit que tu lui auras tout pris, à c'uilà. Même les lacrymales. T'auras même plus de quoi chialer, t'auras l'air fine avec les yeux secs.
Tu vois. Tu prends tout, à tout le monde. Tu te prends tout à toi. Ne crois surtout pas contrôler la Vie avec un doigt sur le déclencheur. Ce serait te foutre le doigt dans l'oeil, ma vieille. Ce qui tomberait mal, d'ailleurs, hein.
Etant donné que c'est tout ce qu'il te reste.

# Posté le lundi 14 septembre 2009 12:09

Modifié le lundi 14 septembre 2009 12:20

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& j'ai senti mon sang dans mes veines. Je crois même que j'ai senti mes veines tout court, tout ce réseau sanguin, de la pointe capillaire au plexus solaire. J'ai senti mes lacrymales qui ne demandaient qu'à exploser, j'ai su que j'avais un c½ur auquel étaient reliées des artères & qui m'envoyaient de l'oxygène à chaque battement, comme tout être humain normalement constitué. & justement, venons en. Humain. Voilà un bien joli mot, une bien belle expression, avec une superbe lettre qui ne sert à rien au début. Venons en. Je me suis sentie Humaine, mon esprit était là, j'ai vu que j'avais une âme, qui trainera aux coins de rues quand mon corps ne pourra plus. J'ai vu que j'aimais, je détestais, j'adorais, que j'avais peur, froid, chaud, que j'étais énervée, triste, perplexe, altruiste, que les autres étaient gentils, méchants, chiants, hypocrites & tout ce qui va avec. Ma peau ne demandait qu'à craquer, mes muscles ma chair & mon sang étaient en ébullition, le moindre frôlement provoquait chez moi une réaction en chaîne, je n'en pouvais plus de vivre.
Justement. Ça devait être ça.
Se sentir vivant.

# Posté le lundi 14 septembre 2009 12:13

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Il y a des jours où, parfois, tout nous parait fade.
Où on a envie de souffrir simplement pour le fait de savoir qu'on remonte la pente & qu'on est en route vers la légèreté du coeur. On est comme ça, nous, les Humains. On veut sauter dans un gouffre pour s'accrocher aux parois & mieux remonter. Pour flater un peu notre ego, se dire qu'on a réussi. Qu'on a le contrôle. & par la suite se dire qu'on a eu tout faux, & que finalement on ne contrôle rien.
Où on a envie de s'époumoner sur la plage à gueuler sa douleur, aussi inexistante soit elle. Balancer les galets, creuser un trou, se foutre dedans & attendre que la marée monte. Un petit suspence, quoi. Simplement pour voir si quelqu'un vous viendra en aide ou si vous creverez noyé dans 50 centimètres d'eau. Vous êtes ridicules & vous le savez.
Où on s'asseoit sur son lit, & où on prend conscience du silence. Vos yeux n'ont jamais été aussi vitreux, & vous vous demandez encore comme vous avez fait pour ne pas bouger d'un pouce pendant plusieurs heures. Ce n'est que lorsque vous sentez une petite pointe humide sur votre bras que vous vous rendez compte que vous pleurez depuis le début.
Ca représente quoi, ça? Cette eau est vide de sens. Biensûr, vous pisserez moins ce soir, & ça hydrate la peau du visage, & puis quoi? Cette personne vous aime.

# Posté le lundi 14 septembre 2009 12:22

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Il y a des gens que j'admire. En secret, bien entendu. Des gens connus, ou pas. Ces gens, voyez, il me retournent les tripes, m'essorent le coeur, me bousillent les tympans, me torturent l'esprit, m'usent les pupilles, & tout ce que vous voulez d'autre. Des photographes, des auteurs, des musicos, des acteurs, des amis, des gens simples, des gens banals. Des gens.
Vous voyez, il suffit de pas grand chose. Un petit détail, un rien qui fait tout. Je ne ferais pas de liste, je ne citerais pas de noms, je ne donnerais aucun détail.
Simplement, un merci à eux. Ces gens de l'ombre qui font que je vais bien.

# Posté le lundi 14 septembre 2009 12:29